Zoom sur la santé financière de 15 000 PME et 2 500 ETI (Edition 2015)

Les PME résistent, les ETI décrochent

ATH, association technique de cabinets d'audit et d'expertise comptable, publie une analyse comparée de l'évolution financière de 15 000 PME et de 2 500 ETI sur la période 2008 à 2014, dans le cadre de son Observatoire de l'information financière.

 

SYNTHESE

 

Pendant les sept dernières années, la croissance de l'activité des PME et ETI a été très limitée et quasiment nulle en 2014.

 

A cette faible croissance s'ajoute une dégradation des indicateurs de rentabilité pour les ETI.

 

 

 

 

Le CICE (Crédit d'Impôt Emploi et Compétitivité) semble profiter davantage aux PME qu'aux ETI.


Le comité de pilotage du CICE indique dans son rapport 2015 : "Sur [les] données 2014 comme pour 2013, la part de la masse salariale éligible au CICE décroît avec la taille des entreprises : la masse salariale éligible au CICE représente en moyenne 78 % de la masse salariale totale pour les très petites entreprises, contre 56 % pour celles de plus de 2 000 salariés. Cela s'explique naturellement par des salaires en moyenne plus faibles dans les TPE et PME que dans les ETI et grandes entreprises."


Dans ce contexte difficile, les PME et ETI réussissent à maintenir, probablement dans un souci de prudence, un niveau de capitaux propres et de trésorerie satisfaisant avec toutefois un endettement en augmentation.

 

L'ACTIVITE DES PME ET DES ETI

 

Le chiffre d'affaires des 15 000  PME n'a progressé que de 9,6 % sur la période de sept ans et de 0,3 % en 2014. Cette progression ne couvre pas l'inflation qui ressort à 10,3 % sur les sept ans et de 0,5 % en 2014.


La situation est légèrement meilleure pour les ETI dont la progression a été de 12,5 % sur les sept ans et de 0,5 % en 2014.


Le léger redressement que l'on avait pu constater en 2012 et 2013 ne s'est pas pousuivi en 2014.

 

 


De plus, la rentabilité se dégrade depuis sept ans aussi bien pour les ETI que pour les PME.

 

Le taux de résultat d'exploitation sur chiffre d'affaires est passé de 4,4 % à 3,6 % pour les PME et de 5 % à 3,8 % pour les ETI.

 


 

Ces taux restent largement insuffisants pour permettre le développement de ces entreprises. Pour les PME, le CICE peut expliquer la légère amélioration de leur rentabilité depuis 2012.

 


 

L'année 2014 montre la poursuite de la baisse des rentabilités des ETI depuis 2011 alors que les PME parviennent à progresser depuis 2012.

 

LES ENTREPRISES BENEFICIAIRES

 

Le nombre d'entreprises, dont le résultat d'exploitation est positif, est en diminution :

- 81 % des PME en 2014 pour 86 % en 2008,

- 75 % des ETI en 2014 pour 81 % en 2008. 

 

LES SECTEURS D'ACTIVITE

 

Seul le secteur des Services et de l'Industrie pour les PME et le secteur des Services pour les ETI ont progressé en 2014. Le secteur du BTP poursuit sa chute (-41 % depuis 2008 à la fois pour les PME et les ETI).

 


 

 

LA STRUCTURE FINANCIERE

 

La trésorerie

 

Les niveaux de trésorerie se sont en moyenne améliorés pour l'ensemble des ETI passant en de 7,5 M€ à 10,2 M€ soit une augmentation de 36,2 %. Il en est de même pour les PME qui conservent dans l'ensemble un niveau de trésorerie moyen (942 K€ en 2014) en amélioration depuis 2008 (25,7 %).

 

Les capitaux propres

 

Le niveau des capitaux propres s'est amélioré de 26,8 % en moyenne pour les ETI et de 32,2 % pour les PME. Ce renforcement des fonds propres résulte d'une intégration partielle des résultats dans les réserves et éventuellement d'augmentations de capital.

 

L'endettement

 

Le niveau d'endettement s'est alourdi de 28,9 % pour les ETI sur la période de sept ans pour atteindre un niveau moyen de 37,6 M€ en 2014. On constate un léger désendettement pour les PME.

 

Le ratio d'endettement (dettes financière / capitaux propres) s'est amélioré pour les PME (49 % en 2013 à 46 % en 2014) et a connu une dégradation marquée pour les ETI (56 % en 2013 à 60 % en 2014).

 

 

 

 

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